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Opération ADIVALOR du 28 mai au 2 juin 2018 en déchetterie de Ribiers

La mise en place en 2001, la filière ADIVALOR est l’exemple le plus avancé de démarche volontaire d’une organisation nationale ayant vocation à récupérer les déchets d’agro fourniture.

En matière de gestion des déchets, ces dix dernières années ont été marquées par le développement, sur le plan réglementaire, du concept de “ responsabilité élargie au producteur “ : le principe de “ pollueur-payeur “ s’applique au détenteur du déchet mais également aux distributeurs, fabricants et aux importateurs du produit à l’origine du déchet.

Sur ces bases, des éco-organismes se sont constitués. Dans un esprit de responsabilité et à l’initiative de l’Union des Industries de la Protection des Plantes (UIPP), les professionnels agricoles ont mis en place, dès 2001, de façon volontaire, une organisation spécifique de gestion des de leurs déchets : ADIVALOR.

Cette démarche est appuyée par les services compétents du Ministère en charge de l’environnement avec lequel a été signé un troisième accord-cadre en 2016, et de l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). Le Code de l’Environnement précise que les professionnels sont responsables devant la loi des déchets produits par leur activité et des conditions dans lesquelles ils sont stockés, collectés, transportés, et valorisés ou éliminés.

Techniquement, la filière se compose de points de regroupement sur lesquels les agriculteurs amènent leurs déchets préalablement triés. Les opérateurs de collecte récupèrent les déchets pour les transporter sur des plateformes de regroupement et de tri ou directement chez les recycleurs. Ces derniers sont principalement situés en France, certains en Europe ou autre lorsque les usines de recyclage n’existent pas en Europe. Cette filière est actuellement bien développée sur le 04 mais peu dans le 05. Sur ce département, seules les entreprises CMR, AlpSud à Lazer et Ovinalp se sont organisées pour récupérer ces déchets. Une enquête sur le département révèle que tous les agriculteurs déposent leurs déchets en déchetterie. Sauf que l’organisation actuelle des déchetteries ne permet pas de recycler ces déchets qui sont alors enfouis avec les encombrants.

La filière ADIVALOR, a donc proposé aux collectivités des Hautes Alpes de se regrouper afin de communiquer sur le développement de la récupération des déchets des agriculteurs.

La CCSB n’est pas dans l’obligation de collecter les déchets des professionnels. Pour autant, étant donné l’importance du secteur agricole pour le territoire, les élus de la CCSB ont souhaité, pour la première fois cette année, proposer une solution en organisant une semaine de collecte de ces déchets. Du 28 mai au 2 juin 2018, les agriculteurs, éleveurs et maraichers qui le souhaitaient pouvaient amener en déchetterie certains de leurs déchets issus de leur activité.

23 exploitants ont participé à cette opération. Ils ont déposé 11.15 tonnes de déchets :

  • Sacs papiers vides : 0 kg.
  • Big Bag et sacs d’amendement et fertilisant : 250 kg
  • Films plastiques de maraichage (enterrés ou en couverture) : 0 kg.
  • Films plastiques d’élevage (ensilage ou enrubannage) : 100 kg.
  • Filets paragrêles : 10.4 tonnes.
  • Ficelles et filets de bottes ou balles rondes : 400 kg.

En conclusion de cette première année d’opération, on peut dire que le résultat est mitigé :

Peu d’agriculteurs participants, des difficultés liées au déchargement des déchets (la déchetterie n’étant que partiellement équipée) et des déchets ont dû être refusés car leur conditionnement par les agriculteurs n’était pas conforme

Dans tous les cas, le bénéfice environnemental est indéniable :

  • Plus de 10 tonnes de déchets ont pu être recyclés au lieu d’être brulé ou enfoui.
  • Le message de communication est passé, les professionnels ont une solution de proximité pour aller plus loin dans leur démarche d’exploitation durable en faveur de l’environnement mais aussi de leurs certifications.

La CCSB espère pouvoir renouveler cette opération l’année prochaine, avec le soutien de la chambre d’agriculture notamment, pouvoir toucher plus de professionnels su secteur.

Si la collectivité va recevoir des soutiens versés par ADIVALOR, cette collecte a tout de même eu un coût d’environ 3 000 € (fonctionnement, refus des déchets mal triés et mal conditionnés par les exploitant, transport) – déduction faite des soutiens ADIVALOR.